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Zoom sur la motricité libre

Mis à jour : mars 26


En vogue sur les réseaux sociaux, le concept de motricité libre interroge : En quoi consiste-t- il ? Comment le mettre en place ? Et est-ce vraiment important ? Faisons le point sur ce principe qui, en réalité, ne date pas d’hier…

TOUT COMMENCE DANS LES ANNÉES 60...

La pédiatre Emmi Pikler (1902-1984) est la fondatrice du concept de motricité libre. Elle observe les enfants et compare leurs capacités motrices selon leur catégorie sociale. C’est ainsi qu’elle découvre que les enfants issus des quartiers défavorisés ont une motricité plus aisée et confiante donc moins d’accidents que les enfants des beaux quartiers. Elle est intimement convaincue que la liberté de jeu des enfants est bénéfique à leur développement moteur. Vous pouvez retrouver le compte-rendu de ses travaux dans son livre « Se mouvoir en liberté dès le premier âge »

DÉFINITION

« La liberté motrice consiste à laisser libre cours à tous les mouvements spontanés de l’enfant, sans lui enseigner quelque mouvement que ce soit. » Emmi Pikler

LE RÔLE DES PARENTS

Laisser son enfant libre de découvrir ses capacités ne signifie pas ne rien faire. Le rôle des parents est de proposer à l’enfant un environnement :

 Adapté : Un tapis assez ferme pour lui permettre de bouger sans glisser ni s’enfoncer et qui le protège de la fraicheur du sol. Positionnez des jeux autour de lui pour le stimuler et lui donner « envie » de se mouvoir.

 Sécurisé : L’espace de jeu de l’enfant doit être assez grand pour qu’il puisse bouger librement mais pas trop grand pour qu’il ne se sente pas perdu. Assurez-vous qu’aucun objet de petite taille soit caché sous un meuble.

 Bienveillant : Gardez votre enfant dans votre champ de vision. Le laisse faire n’empêche pas de l’observer et de l’encourager. Vous pouvez jouer avec lui, lui lire une histoire ou lui montrer le fonctionnement d’un jeu.

POURQUOI PRATIQUER LA MOTRICITÉ LIBRE ?

La motricité libre permet aux enfants de gagner en aisance et en fluidité. Chaque muscle nécessaire à leurs mouvements est sollicité en douceur. Ils se tonifient naturellement pour se préparer à se tourner, s’assoir puis marcher. De plus, ils montrent une plus grande confiance en eux et en leurs capacités. Ils apprennent à mieux évaluer les risques et savent se mouvoir avec prudence lorsqu’il en est nécessaire.

ET EN PRATIQUE, ON FAIT COMMENT ?


Le secret est de laisser faire son enfant. Ne placez pas votre enfant dans une position qu’il ne sait pas atteindre seul. Laissez-lui le temps de découvrir les possibilités extraordinaires de son corps. Le déroulement du développement moteur autonome selon Emmi Pikler peut vous aider à bien observer l’évolution de votre enfant. Il n’y a pas d’âge précis pour acquérir les différentes phases. Patience, ayez confiance en votre enfant.


PARLEZ-EN AUTOUR DE VOUS...

Le concept de motricité libre est enseigné aux professionnels de la petite enfance depuis plusieurs années. Pourtant, peu de professionnels de santé en parlent aux jeunes parents qui peuvent tomber dans les pièges des industriels de la puériculture. Pourtant, aucun parent ne souhaite entraver le bon développement moteur de son enfant. Au contraire, c’est en pensant bien faire que bon nombre d’entre eux achète toute sorte d’accessoires de puériculture hors de prix et pourtant sans intérêts voir dangereux.

Voici quelques erreurs à ne pas commettre :

1- On évite ou on limite au maximum le transat

2- Le fameux trotteur de mamie : on bannit !

3- On ne cale pas son bébé avec un coussin : on le laisse sur le ventre ou le dos.

4- On ne fait pas marcher l’enfant en lui tenant les bras.

Mise en ligne par MATERIEL PEDAGOGIQUE MONTESSORI

Écrit par Mélissa VERA

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Matériel Pédagogique Montessori

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47000 Agen

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